Rade Classique 2026

Cette année j’ai enfin pu participer à cet événement organisé par l’Automobile Club de Nice à Villefranche-sur-Mer, autour de sa rade, du 1er au 3 mai 2026. La citadelle Saint-Elme, forteresse bâtie au XVIème siècle pour défendre le port militaire royal de la Darse, autre monument villefranchois, a constitué un écrin somptueux pour cette manifestation dont c’était la 5ème édition. Ses murailles fraichement restaurées ont constitué de jolis fonds pour photographier les quelques 200 bolides exposés ou qui ont participé aux montées historiques le samedi et au Rade Classique Tour le dimanche.

Rade Classique

La citadelle offre des vues sur la rade comme des tableaux :

Citadelle de Villefranche-sur-Mer


Vendredi 1er mai

Un village d’exposants était ouvert à l’intérieur de la citadelle dans les différentes cours une fois passée la porte et son faux pont-levis : Chopard Prestige de Cannes qui présentait une collection d’Aston-Martin, Lotus et Maserati, la Carrosserie Lecoq de Menton, les cuirs parfumés Nell Conti, le parfumeur Molinard, le bar Taittinger, des artisans d’art, peinture, photo, édition, maquettes autour de l’automobile, un simulateur de pilotage, un loueur de voitures de collection et le Comité des Dames de Lenval. Le parking entre les hauts remparts de la Citadelle était transformé en parc fermé pour les participants. Deux événements ont ponctué le week-end : une montée historique reprenant le tracé de la course de côte de La Turbie le samedi et un rallye touristique le dimanche.

 

Visite en vidéo :

Le nouveau Maire de Villefranche aurait-il une nouvelle voiture de fonction ?

Bugatti

L’après-midi du vendredi était consacré aux vérifications techniques des voitures devant participer aux montées, réparties en 2 catégories : voitures de course et voitures de sport de série.

Pour ma part le contrôle s’est limité à l’homologation de mon casque aux couleurs de Nissa la Bella acheté pour l’occasion et à la présence de l’extincteur 2 kg fixé dans l’habitacle que m’avait justement posé deux jours avant la Carrosserie Vonic de Villefranche, un garage où l’on voit souvent de très belles autos, Ferrari, Bugatti, Porsche, Aston et autres venues faire réparer de petits bobos. Pour les voitures de compétition les contrôles étaient plus poussés.

La Fiat 1100 TV Transformabile

Parmi les voitures exposées à la citadelle on remarquait ce rarissime et ravissant cabriolet des années 50 qui a fait le rallye le dimanche comme organisateur. Je n’en avais jamais vu ! Cette auto a été présentée au Salon de Genève 1955 et produite à 4392 exemplaires jusqu’en 1959. Elle est basée sur la Fiat berline 1100 TV (Turismo Veloce)  à moteur 4 cylindres. Beaucoup de pièces chromées originales sur cette auto inspirée des canons américains de l’époque avec son pare-brise panoramique.


Samedi 2 mai : les montées historiques

Le rendez-vous était fixé à 8h30 près des voitures qui avaient pour la plupart passé la nuit sur place. 120 voitures étaient au départ et vous allez voir leur diversité. Moi je suis descendu à pied rejoindre ma voiture et c’est une chance incroyable de voir un tel événement organisé à domicile.

Le plateau réunissait un joyeux mélange de voitures anciennes et modernes, je vous en ai isolé quelques unes remarquables après le diaporama.

 

 

À la sortie de la citadelle on rejoignait le col de Villefranche et la Corne d’Or par des ruelles étroites que j’emprunte d’habitude pour remonter de la plage. Puis on montait à la grande corniche avenue de la Condamine où était donné le départ de la montée historique toutes les 30 secondes sur une route fermée à la circulation. C’était le parcours de 2,7 km de l’ancienne course de côte de La Turbie organisée entre les deux guerres. On pouvait ouvrir en grand et trajecter sur la route des diables bleus en surplomb de la Méditerrannée, avec de belles lignes droites entrecoupées de larges virages. 3 km de bonheur seulement, mais à faire 2 fois le matin et 2 fois l’après-midi. L’arrivée était au niveau de l’hôtel Hermitage puis on redescendait en liaison vers Eze Village puis la moyenne corniche avant de remonter à nouveau.

Ferrari 275 GTB4

On ne présente plus cette icône à moteur V12 qui atteint des sommets dans les ventes aux enchères.

Ferrari 275 GTB4

De Tomaso Pantera

Encore une icône qu’on ne présente plus, produite de 1971 à 1996, moteur Ford V8 :

De Tomaso Pantera

Barquette Fournier-Marcadier 

André Marcadier et Marcel Fournier s’étaient associés en 1963 pour produire à Lyon des voitures de sport et de course dont certaines en kit, qui ont fait le bonheur de pilotes amateurs peu fortunés, en courses de cote notamment.

Fournier-Marcadier

Fournier-Marcadier

Intermeccanica Italia

Dans les années 60, des petits constructeurs ont essayé de concurrencer Ferrari et Maserati en logeant de gros moteurs américains V8 dans des carrosseries italiennes. Iso Rivolta ou De Tomaso sont les plus connus. Faute de succès en compétition et avec les surcouts de voitures exportées aux USA pour y recevoir leur moteur, elles n’ont trouvé que peu de clients et ont disparu. Il en reste néanmoins des créations originales et rares comme cette Intermeccanica que j’ai vraiment prise pour une Ferrari vue de l’avant quand elle est arrivée.

Intermeccanica a été créé en 1959 à Turin par Franck et Paula Reisner. Ce sont eux aussi qui avaient créé auparavant l’Apollo 3500 GT de même concept que nous avions vue l’an dernier à Saint-Jean-Cap-Ferrat Prestige. Environ 400 exemplaires ont été produits de cette voiture baptisée initialement Torino (déjà déposé par Ford) puis Italia, entre 1967 et 1973. Elle est basée au départ sur la Griffith 600 Coupé initialement prévue pour le constructeur anglais TVR mais dont la production a capoté. Elle est mue par un V8 Ford.

Volvo PV544 1960

Son truculent propriétaire m’a confié n’aimer que les voitures de plus de 40 ans et les femmes de moins de 40 ans … Collectionneur de Porsche anciennes par ailleurs, il apprécie la solidité et la fidélité de cette suédoise qui s’est illustrée en rallyes à son époque.

Volvo PV544

Volvo PV544

Simca CG

Chappe et Gessalin ont produit cette jolie auto de 1972 à 1974, équipée de moteurs de Simca 1000 Rallye 1300 cc. Elle a connu quelques succès en rallye face aux berlinettes Alpine dans les années 70.

Simca CG

Moss Monaco déjà présentée dans ce blog :

Moss Monaco

Austin-Healey 100-6 de 1958 déjà présentée dans ce blog :

Austin-Healey 100-6

Lancia

Outre la jolie Lancia Fulvia 1600 HF du Président de l’AC de Nice et conduite par son fils, on trouvait 2 belles Stratos, une Zagato et une 037.

Lancia Fulvia 1600 HF

Lancia Stratos

Lancia Stratos

Lancia Zagato

Batterie de bruyantes et pétaradantes Simca 1000 Rallye :

Simca 1000 Rallye

Porsche Boxster

Parmi les très nombreuses Porsche de tous âges et toutes conditions figuraient 2 Boxster 981, une voiture particulièrement équilibrée avec son moteur central, digne héritière des 906, 907, 910 qui ont gagné au Nürburgring ou à la Targa Florio :

Porsche Boxster 981

Porsche Boxster 981

Porsche Boxster 981

Porsche Boxster 981

Renault 4

Eh oui, on pouvait participer en R4, jantes Alpine tout de même  et sûrement une petite prépa !

Arrivée des montées à l’hôtel Hermitage, c’étaient les nombreuses Porsche qui fermaient la marche :

Une de mes montées :

Le soir le club avait organisé sous chapiteau au cœur de la citadelle un dîner privé pour fêter ses 130 ans.


Dimanche 3 mai : le Rade Classique Tour

Rendez-vous à 8h30 de nouveau avec un parc auto renouvelé, certains participants aux montées de la veille se joignant aux nouveaux arrivants.

Nous prenons le même chemin que la veille pour monter à la grande corniche puis à l’entrée de la Turbie on descendait vers la Trinité en passant devant Notre Dame du Laghet où tant de victimes d’accidents de voiture sont venus la remercier d’en avoir réchappé et ont laissé une incroyable collection de tableaux naïfs représentant leur accident. C’est une curiosité à voir. En voici quelques uns :

On se dirigeait ensuite vers le village de l’Escarène puis on attaquait les lacets montant au Col de Braus près duquel se tient souvent la dernière spéciale du rallye de Monte-Carlo. Là une pause-collation était organisée « Chez Toine », merci pour leur accueil.

On redescendait par les mêmes lacets pour ensuite monter au joli village de Peille puis redescendre à La Turbie et rejoindre la citadelle, Au total environ 90 km de jolies routes de montagne bien entretenues et viroleuses à souhait pour notre plus grand bonheur.

Parcourez-les dans cette vidéo de 30 minutes :

 

Diapo des voitures du rallye :

 

Halte au col de Braus chez Toine
Il y a une belle histoire à raconter sur cette Datsun 240Z qui a fait Paris-Pékin, prochainement sur DadandWill

À 13 heures, champagne Taittinger pour tous les participants et copieux déjeuner sous le chapiteau. Tom le monégasque qui participait sur sa Moss Monaco que j’ai eu le plaisir de présenter dans ce blog, a remporté le prix du plus beau costume d’époque !  D’autres aussi avaient fait des efforts vestimentaires particuliers en rapport avec leur voiture mais tout le monde ne peut pas être récompensé.

 


L’Automobile Club de Nice avait engagé un caméraman et une photographe pour les deux jours, que j’ai eu le plaisir de véhiculer samedi entre les montées et la citadelle. J’enrichirai ce reportage de ce qui sera rendu public sur les réseaux.

J’ai trouvé l’organisation de cet événement absolument parfaite et je veux saluer ici le gros travail des nombreux commissaires bénévoles postés partout. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés, de tels événements ne pourraient avoir lieu sans eux.

À l’année prochaine !