Il s’agit du nouveau musée à l’entrée principale du circuit des 24H du Mans qui vient d’être entièrement refait. Je l’ai visité à l’occasion du Le Mans Classic Legend 2026.
Exit quelques antiquités pas très excitantes, place à une magnifique collection de voitures de course particulièrement mises en valeur dans des scénographies et des éclairages très étudiés.
Dès le hall d’entrée j’ai le souffle coupé par cette extraordinaire Ferrari 512S de 1970 complètement restaurée, plus belle que d’origine. Bien qu’elle ait servi de faire valoir aux Porsche 917, elle garde une place à part dans le cœur de tous les tifosi. Équipée d’un V12 4994 cc de 610 chevaux, elle pesait 815 kg, trop lourde face aux Porsche 917. 11 officielles et privées ont prîs le départ des 24 heures en 1970 mais aucune n’a rallié l’arrivée !
En savoir plus sur la Porsche 917 et la Ferrari 512, vedettes du film Le Mans de Steve McQueen.





Le diaporama des principales voitures du musée, je vais revenir sur quelques unes d’entre elles :
La Ferrari 312P de 1969, toujours aussi belle :


La Ferrari 250 LM, vainqueur aux 24H du Mans 1965 :


Le Hall of Fame avec les noms des plus grands vainqueurs des 24H du Mans :

Même si le musée regroupe principalement des voitures qui ont gagné au Mans, un important espace est dédié aux Formule 1 avec une mise en valeur des principaux champions du monde jusqu’à Lewis Hamilton, et bien sûr Michaël Schumacher :


Un autre espace est dédié à Henri Pescarolo, grande figure du Mans, mais qui a aussi piloté quelques pièges en Formule 1 comme cette March Cosworth « Politoys » à l’arrière plan :

Le musée présente un espace dédié aux voitures de course américaines. Le sport automobile américain compte d’innombrables formules de compétition et ils ont mis l’accent sur les voitures les plus proches des conceptions européennes, ignorant les dragsters et les Nascar par exemple.
Ils présentent 2 monoplaces de courses Indy (comme les 500 miles d’Indianapolis) et 3 barquettes de la série CANAM, un championnat Canada-Amérique de voitures de courses qui s’est tenu entre 1966 et 1986 avec des réglementations pratiquement sans aucune restriction, ce qui ne pouvait que conduire à l’arrêt de ces compétitions tellement elles ont engendré des monstres comme la Chaparral « aspirateur » ou des puissances de plus de 1000 chevaux.




La Porsche 917 à l’honneur avec cette « longue queue » :

Vue sur l’atelier de préparation des voitures qui entrent ou sortent du musée, ici une Ferrari 512M privée de 1971 ( les tissus synthétiques rolanaflor). Devant l’insuccès des 512S face aux 917 en 1970, Ferrari avait apporté quelques modifications avec la 512M (Modificato) :

Le cœur du musée est occupé par deux évocations du monde de la course sous la forme de deux scènes de paddock reconstituées, l’une de Ferrari en endurance, l’autre de Lotus en Formule 1. Les paddocks étaient en terre battue ou en herbe à l’époque et les camions de transport des écuries étaient rudimentaires, très loin des luxueux motor-homes actuels.
Scène Ferrari au championnat du monde des voitures de sport en 1972
C’était l’époque des barquettes 312PB qui ont gagné les 10 courses auxquelles elles ont participé, ne venant pas au Mans, avec le fameux moteur 3 litres 12 cylindres à plat de Formule 1. On reconnait ici le pilote Jacky Ickx au milieu des mécanos.



La scène est surveillée par Enzo Ferrari dans un coin. Je n’ai pas vu Mauro Forghieri.

L’un des mécanos est probablement venu en moto avec cette Fratelli Ferrari 125 cc de 1955, conçue par 2 frères portant le même nom qu’Enzo. La société a déposé le bilan en 1955.

Le camion de transport de l’écurie est un Fiat 643 propulsé par un 6 cylindres en ligne de 8 litres et 173 chevaux, modifié et préparé par le carrossier turinois Rolfo en 1969. Il est moins célèbre que le Bartoletti de 1957.

Scène Gold Leaf Team Lotus en championnat du monde Formule 1 1970
On reconnait ici Colin Chapman, le créateur des Lotus et son pilote autrichien Jochen Rindt champion du monde à titre posthume en 1970 sur la lotus 72 à moteur V8 Cosworth. Les autres pilotes pourraient être Emerson Fittipaldi et John Miles.




Le camion de l’écurie est un AEC Swift à moteur arrière dérivé d’un autobus et propulsé par un 6 cylindres en ligne de 8,3 litres et 100 chevaux. Les voitures sont transportées à l’étage du camion.

Le musée rassemble une collection très incomplète de quelques voitures de rallye et se termine avec une évocation du Tour Auto avec une Matra et une Ferrari 250 SWB :




Le musée projette des films et présente également des maquettes, collections de modèles réduits, combinaisons de pilotes, objets divers :
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